COUACS HEBDO - Numéro 29

Lisez COUACS ! Vous entendrez mieux !

ÉDITORIAL
Publié le 27 juin 2021

On me pose des questions par mail :

  • “ Je suis bien content d’avoir reçu COUACS à nouveau après deux semaines d’absence. Comment allez-vous ?” [F.L.]

Réponse : Pas si mal. Les deux articles publiés les semaines d’avant sur les mouvements dans l’économie du streaming m’avaient un peu épuisé. Ils sont ICI et ICI. Je publie un troisième volet cette semaine, dans la rubrique INDUSTRIE. Car il y a des rubriques chez COUACS désormais. Ce qui permet de redécouvrir par thématique les articles précédemment parus.

  • C’est difficile parfois de suivre, quand vous parlez de choses qui ont trait à votre métier. [S.F.]

Réponse : J’essaie pourtant d’être clair. Je comprends que cela n’intéresse pas tout le monde. Mais il y a pléthore d’articles qui paraissent qui déplorent par exemple le manque de revenus pour les artistes et les producteurs dans le domaine du streaming, qui ne font que rabâcher des questions en espérant des recettes faciles. Alors j’essaie d’expliquer que c’est compliqué, aussi simplement que possible. Bien des correspondants professionnels me disent trouver cet tentative utile.

  • “ Franchement, vous ne croyez pas que vous êtes trop agressif à la longue, à l’égard de Capuçon ? ” [ A de S. D. ]

Réponse : Duquel, au juste ? J’ai l’impression de voir double ! Mais vous avez raison, et je ne dirai pas un mot ici de l’interview énooooorme de Rc. recueillie par le lèche-botte hors-classe Bellamy, qui vient de paraître dans Classica d’août : six pages bien tassées !

  • “C’était bien mieux quand vous nous donniez aussi des conseils d’écoute sur les disques et les concerts filmés.” [ T.S.]

Réponse : “J’ai traversé une crise spirituelle, un peu comme Rc. Semaine après semaine j’avais mauvaise conscience de ne pas mentionner telle ou telle nouveauté au risque d’être injuste. Je remarquais aussi qu’en fonction de l’avalanche des parutions, tel disque que j’aurais été heureux de traiter une autre semaine se trouvait négligé par la faute d’une actualité plus brûlante ou voyante. De plus, j’ai des zones d’incompétence musicale, et il m’ennuie de passer sous silence des parutions que je sais être importantes, au prétexte de ne pas être certain de savoir en parler, ce qui n’embarrasse pas certains chroniqueurs. Je vais donc revenir à mes recensions, d’autant plus que beaucoup de belles choses paraissent ou sont rééditées, recommencer mes petits conseils, plus brefs, en trouvant peut-être des moyens d’inciter à découvrir ce dont je ne parle pas. Ma conscience sera ainsi plus légère. À suivre.”


POD-COUACS

Pierre Labric : cent ans de modestie, et de musique

Pod-couacs publié le 25 juin 2021

Mercredi prochain 30 juin préparez-vous à célébrer l’anniversaire de Pierre Labric, doyen des organistes français, qui fut en quelque sorte le “non-titulaire” du magnifique orgue Cavaillé-Coll, de Saint-Ouen de Rouen pendant presque toute sa vie ! Pierre Labric, personnage d’une modestie rare, est un admirateur émerveillé du monde, des gens, de la musique, de la vie ! À cette occasion COUACS vous propose d’écouter un entretien d’archives que j’avais réalisé avec l’artiste en 2001 pour Qobuz, dans lequel il racontait sa vie. C’est le premier de nos… POD-COUACS !

ECOUTEZ L'ENTRETIEN !


INDUSTRIE

Sur quelques mouvements notables, dans la distribution musicale.

Publié le 24 juin 2021

Diapason de l’été 2021 propose un éditorial bienvenu sur l’évolution cruelle des services de streaming à l’égard du classique. Les arguments sont assez comparables à ceux déjà exposés ici-même. Plusieurs faits récents m’invitent à penser que les choses commencent à bouger chez les producteurs classiques, qui cherchent à desserrer l’étau. Il ne s’agit pas encore de solutions très élaborées, mais on constate enfin des réactions de résistance, de prise de conscience. Quant au problème des prix dans la musique numérique, il est encore plus aberrant qu’avant. On constate que des abonnements streaming à € 9,99 par mois donnent désormais tout à écouter, supposément dans la meilleure qualité possible et trois mois gratuits par dessus le marché ; quand par ailleurs on prétend vendre à des cochons de payants qui souhaiteraient encore acheter leur musique “à l’acte” un seul album pour trois fois le prix de l’abonnement mensuel. N’importe quoi.

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INDUSTRIE

René, l'artisan

Publié le 23 juin 2021

Une particularité du disque classique français indépendant dans les années 1980 à 2015 est d’avoir été le plus souvent l’œuvre d’artisans, de très petites maisons, à l’exception notable de harmonia mundi qui s’était structuré et avait pris en main sa distribution mondiale. René Gambini, qui vient de disparaître, était l’un de ces artisans, un homme que préoccupait avant tout le face à face d’un micro et d’un artiste. Il était devenu éditeur de disques par la grâce de rencontres musicales magnifiques et marseillaises, avec le pianiste Pierre Barbizet en premier lieu. J’avais développé, quant à moi, dès 16 ans une passion pour Barbizet et c’est ainsi que j’ai suivi le label Lyrinx très tôt, mais aussi par les disques du très oublié Andreï Volkonski. C’est un déchirement de dire adieu à René Gambini, qui fut aussi l’un des animateurs parmi les plus remarquables de la vie musicale marseillaise de ces quarante dernières années. Ses obsèques auront lieu en l’Abbaye de Saint-Victor, à Marseille, ce lundi à 14 heures.

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