Je reçois à l’instant la nouvelle lettre d’information du label Mirare, fondé par René Martin :
Au cours des derniers mois, je m’étais fait la réflexion que les nouveautés de ce label semblaient mieux présentées et plus soignées. J’ai désormais la réponse : René Martin, désœuvré par ailleurs — et pour cause —, y a consacré toute son énergie. C’est plutôt une bonne chose pour lui, pour nous, et pour les artistes qu’il y défend.
Vous vous en souvenez peut-être encore : à l’automne dernier, l’organisateur de concerts René Martin — celui dont tous les médias baisaient la main depuis trente ans sur la foi de ses dossiers de presse, sans jamais porter la moindre critique ni mener la moindre enquête sur le modèle qu’il avait mis en place (le mot « modèle » étant ici utilisé factuellement, sans jugement) —, René Martin, donc, était professionnellement effacé de la carte en moins de trois semaines.
à lire aussi dans les archives récentes de COUACS INFO…
La disparition de René Martin
Les fidèles lecteurs de ce blog savent que je n’ai jamais ménagé mes critiques à l’égard des programmations de René Martin. Et cela remonte à plus loin que ce blog puisque, à l’époque où je dirigeais Abeille Musique il y a vingt ans — et où nous entretenions avec le dessinateur Aurel une collaboration dont la mémoire me rend un brin nostalgique —, nous avions pondu à quatre mains cette gentille vacherie :
Ce coup de balai faisait suite à des révélations dont aucun bien-fondé juridique n’a, depuis lors, été confirmé. L’audit commandé par la Ville de Nantes, que l’on nous annonçait dévastateur, n’a pas été, à ma connaissance, publié de sorte que l’on puisse en juger, hors un simple résumé. Quant aux dénonciatrices, on ne sait pas davantage si elles se sont finalement décidées à porter plainte. Mais on a tout de même « jeté aux chiens », comme l’avait dit un certain président de la République, l’honneur d’un homme, et avec lui son travail — quoi qu’on en ait pensé, qualités et défauts compris.
On a ensuite posé en urgence sur son ouvrage des rustines un peu pathétiques qui révèlent la faiblesse, le désarroi, des divers commanditaires ayant financé, entretenu et encouragé l’aventure René Martin. À ces derniers, on pourrait, en miroir des soupçons dont on accable l’intéressé, reprocher tout autant un laxisme de tutelle et une délégation trop lâche, pour ne pas dire fainéante, des missions et décisions artistiques.
Continuez votre lecture avec un essai gratuit de 7 jours
Abonnez-vous à COUACS.INFO pour continuer à lire ce post et obtenir 7 jours d'accès gratuit aux archives complètes des posts.



