L'IRCAM déçoit, et les papys de l'electro sont en état de choc.

À la lecture du Monde on apprend que Philippe Manoury pleure sa mère parce qu'il a créé il y a longtemps des œuvres avec la technologie de l'IRCAM mais que cette dernière institution, qui n'a pourtant jamais connu la moindre panne de ses subventions, s'est mal préoccupée, sinon de faire évoluer ses programmes, du moins de s'assurer de la possibilité de “maintenir” comme on dit en informatique, la possibilité de faire jouer les œuvres.

Cela me fait penser à ces amis âgés qui vous appellent au secours parce que plus rien ne va avec leur ordinateur, et dont on découvre un peu tard qu'ils sont infestés de virus et qu'ils n'ont jamais rien mis à jour.

Ou alors, qui sait, l'IRCAM avait-elle arbitré que plus personne ne voudrait vraiment rejouer ces pièces ?

Michel Schneider, dans la vidéo célèbre de son clash avec Pierre Boulez à Bouillon de Culture, l’émission de Bernard Pivot qui avait succédé à Apostrophes que j’avais signalée récemment ici, révélait qu'un audit avait pourtant établi qu'à l'IRCAM, au mi-temps des années 90, il y avait deux ordinateurs par personne ! Ce n'était donc pas assez. Juste de quoi jouer à Monkey Island ou Super Mario…


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