On en a beaucoup parlé dans la presse, et pas seulement dans la presse spécialisée : une partie importante de l’effectif des musiciens de l’Orchestre de l’Opéra de Paris, orchestre permanent salarié, a décidé de créer une association nommée Philopéra destinée à développer une activité purement symphonique, en plus des services qu’ils doivent à l’Opéra de Paris. Leur premier concert (complet) aura lieu dimanche prochain 6 septembre… au Palais Garnier, sous la direction de Daniel Harding, avec Schubert et Mahler au programme.
Cette initiative interroge. Pourquoi une association de musiciens, indépendante de leur employeur, mais dont le premier concert est fastueusement hébergé chez ce dernier ?
Quel est le message subliminal ? Ces musiciens disposent-ils de tant de temps libre qu’ils puissent en consacrer à la création d’un nouvel orchestre ? Quelle est l’attitude du directeur de l’Opéra vis-à-vis de l’initiative et pourquoi ?
Et dans le fond, à quoi bon cette initiative, qui produira prob…
Philopera : à quoi bon ?
Les musiciens de l’Opéra de Paris se mettent à leur compte. Pour faire de la bonne musique, on n’en doute pas, là n’est pas la question. Mais pourquoi donc ?



