Yves Petit de Voize a eu plusieurs vies simultanées ou successives. Et dans un milieu où les suivistes et les fades — comme dans tous les milieux d’ailleurs — sont les plus nombreux, il fallait un talent, un professionnalisme, un instinct exceptionnels pour être cet homme-là. Et aussi, et surtout, de l’audace. Et l’intelligence des situations. Et la mondanité efficace. Et la « vista ».
Par quoi commencer ?
Je n’ai pas connu, moi, le YPD de l’académie des Arcs, le creuset du reste de son action.
Je l’ai pratiqué principalement à l’époque où il a été appelé à diriger le magazine Diapason par les Éditions Mondiales (ex-Cino Del Duca), pour prendre la suite d’une situation infernale. Deux concurrents éternels, Diapason et Harmonie, venaient d’être rachetés et il fallait en faire un seul journal. Il y avait encore dans la boutique, pour quelques mois, leurs deux créateurs, Georges Cherière et Édith Walter, qui se regardaient en chiens de faïence, c’est le moins qu’on puisse dir…




