COUACS HEBDO N°3 - Dimanche 22 novembre 2020

Numéro 3. Dimanche 22 novembre 2020. Chaque dimanche matin, rien que des nouvelles, bonnes et vraies sur la musique classique.

Mais pourquoi parlent-ils et écrivent-ils tous, toujours, sur les mêmes choses ?

Épisode 2. Publié le 16 novembre 2020

On continue dans cette deuxième partie à essayer de comprendre le pourquoi-du-comment du suivisme et du conformisme en musique classique ; celui des médias et commentateurs en premier lieu. 

[…] Nous avions été quelques-uns à militer, à leur rabâcher depuis 15 ans que la créativité était passée, en classique, chez les Indépendants : l’opinion des magazines et critiques spécialisés finalement se retourna. Eux portaient si haut les couleurs de ces majors dont même les pêts leur avaient toujours semblé si intéressants ! Ils conspuaient maintenant au cours de leurs déjeuners, en haussant les épaules, ces Majors qu’ils avaient toujours aimer adorer ou dézinguer : elles étaient leur Doudou. Les majors n’apportaient plus grand chose de nouveau en classique, disaient-ils, et couraient à leur perte. Ils furent encouragés à le penser par la baisse évidente des “investissements” publicitaires des majors dans les magazines : The proof of the pudding is in the eating (1). Ce fut une période de gloire des Indépendants. Même le vénérable magazine Gramophone, traditionnellement insulaire, s’ouvrait bien davantage aux labels français indépendants de l’époque, et…

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On veut écouter du classique ! Pas du plastique !

La contre-sélection discographique COUACS
Publié le Vendredi 20 novembre 2020

Le nombre de parutions ces derniers temps paraît tirer un peu la langue du côté des vraies nouveautés, traduisant les conséquences des premiers confinements sur les enregistrements qui auraient dû paraître à la rentrée. Il y a tout de même de quoi faire, mais cela donne du temps pour se pencher sur l’océan des rééditions disponibles sur les plateformes de streaming. Le verdict, musicalement pour les ultra-connaisseurs, est merveilleux. Pour les amateurs jeunes ou débutants, en revanche, et malgré les informations qu’on peut trouver sur Internet, quel fatras ! Tout est fait, encore, pour privilégier la qualité d’édition des CD, au détriment de l’amélioration des services de musique en ligne. Le mépris de toute documentation minimum par tant de rééditeurs numériques, les Majors en particulier, est une honte incompréhensible qu’on dénoncera sans cesse, d’autant plus que cela ne leur coûterait pratiquement rien. Voilà 20 ans que le problème de la documentation classique en numérique est posé, voilà 20 ans qu’on patine.

Deux contre-exemples pourtant, cette semaine.
Le premier nous vient de Tchéquie, de chez Supraphon, qui a déposé sur les plateformes de streaming et de téléchargement l’intégrale des Quatuors de Beethoven par le Quatuor Smetana : une réalisation en tous points impeccable.
L’autre, de notre label de la semaine, installé à Saint-Petersbourg, Northern Flowers, dont le travail est également exemplaire.

Et puis, cette semaine signe aussi le retour au disque du déroutant Gavrilov !

La rubrique s’achève par le Tableau d’Horreur de la semaine, décerné haut la main à… vous verrez bien… en lisant l’article !

LES DISQUES DE LA SEMAINE


Autres brèves Couacs, cette semaine…

1 - Ne cassez pas la gueule à Pierre Hantaï, il le ne mérite vraiment pas.
2 - Sont-ce les chiffres d'audience de France Musique qui progressent le plus, ou ceux de Radio Classique ?
3 - Faîtes-le vous même (1935) !


Les vidéos de la semaine

Publié le 16 novembre 2020

On commence par une petite fille magique et adorable, Arielle Beck. Arielle n’a pas encore 12 ans. Elle vit et travaille son piano à Paris. Ici, les Variations Abegg, un court extrait du récital qu’elle a donné à Nancy en octobre dernier au Festival Nancyphonies. D’autres extraits sont à découvrir sur sa chaîne YouTube. De toute façon, vous n'êtes pas près de l'oublier maintenant. Également cette semaine : Alexander Malofeev , György Kurtág, Edwin Fischer, Michèle Auclair, Teresa Stich-Randall, Christian Ferras, Idil Biret.

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❤️❤️❤️ Suzy ❤️❤️❤️

Publié le 17 novembre 2020

Qu'on me donne une seule bonne raison de ne pas être nostalgique… Et j’achèterai un abonnement complet plein tarif en “distanciel” à la Philharmonie de Paris !

[…] Un matin, je reçus le coup de fil d’une dame au fort accent hongrois, qui se présenta comme attachée de presse de la Principauté de Monaco, de l’Orchestre National et de quelques autres artistes. Son nom était Suzy Lefort. Elle avait été aussi l’attachée de presse de l’Opéra de Paris, du Festival d’Aix…

Elle me parla tout de suite comme à un grand homme. Elle me vanta mes mérites mieux même que ma mère ne l’avait jamais fait. […]

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