COUACS HEBDO N°4 - 29 novembre 2020

NUMÉRO 4. DIMANCHE 29 NOVEMBRE 2020. Chaque dimanche matin, rien que des nouvelles, bonnes et vraies sur la musique classique.

Un “Bada” avec Philippe Meyer

Publié le 29 novembre 2020

Un “bada” est ce petit supplément qui fait tellement plaisir, qu’un marchand de glace à Marseille, quand il n’est pas radin, ajoute comme un remord ou un signe d’amitié avant de vous tendre le cornet.

Philippe Meyer a interrogé Yves Riesel pour le Nouvel Esprit Public et sa série de “badas” consacrés à la culture.

Cette série a auparavant permis d’entendre un intéressant dialogue entre Philippe Meyer et Olivier Manteï, le patron de l’Opéra-Comique et des Bouffes du Nord, et bientôt aussi du Théâtre de l’Athénée ; et une conversation surprenante et bienvenue entre Philippe Meyer et Françoise Martin, qui s’occupe avec passion de la programmation de l’unique salle de cinéma de l’île de Groix !

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Ça sent le sapin !

Publié le Vendredi 29 novembre 2020

Cette chronique est exceptionnellement sponsorisée par le Père Noël. Songez à bien faire ramoner le conduit de votre cheminée avant d’allumer le feu, pour éviter tout incident la soirée du 24. On fait le point sur les disques qui sont sortis cette année sur la thématique de Noël, et ils sont plutôt nombreux, et de qualité. Sans compter les rééditions.

La photo de Jonas Kaufmann, sur son premier disque de Noël —toutes les gentilles stars s’y collent un jour ou l’autre — a sans doute été réalisée avant les confinements, et sans masque. Se méfier des aérosols.

Mais il n’y pas que Jonas Kaufmann, loin de là, dans notre sélection de Noël. Il y a aussi beaucoup de nouveautés et de rééditions, savantes, savoureuses, surprenantes qui risqueraient de passer inaperçues si COUACS ne veillait au grain.

ÇA SENT LE SAPIN ICI !


Autres brèves COUACS, cette semaine…

1 - Un appel à candidatures pour faire les premières parties de Gautier Capuçon : pourquoi la Fondation Société Générale a tout faux.

2 - Amazon n’est pas libraire, ou disquaire, ou chausseur, ou quincaillier. Amazon est...

3 - En ce temps-là, les concerts reprenaient peu à peu…
[ COUAC “PRÉ-HISTORIQUE” ] 

4 - Moi, si j’étais Albinoni, je ne serais pas content.


Double sélection discographique cette semaine

Notre sélection exceptionnelle de disques sur le thème Noël (ci-dessus) et notre contre-sélection hebdomadaire, que voici :

La contre-sélection discographique COUACS

Ni exhaustive, ni objective, et parfois bizarre.
Publié le Vendredi 27 novembre 2020

Le Berliner Phiharmoniker enrichit son auto-label qui commence à prendre de l’épaisseur avec un album numérique dans lequel il est dirigé par son nouveau Directeur musical Kirill Petrenko. N’ayez pas peur : la couverture de l’album est une œuvre d’art moderne, mais à l’intérieur la musique est bonne. Programme original consacré à Musik für Orchester de Rudi Stephan (1887-1915) et à la Quatrième symphonie de Franz Schmidt (1874-1939).

La musique de chambre de Walton fait l’objet d’un beau disque chez Naxos. Le Quatuor de Jérusalem poursuit un parcours discographique impeccable et conclut son intégrale des quatuors de Bartók pour harmonia mundi.

Le violoncelliste Mario Brunello, par ailleurs rare virtuose du violoncelle piccolo, partage la baguette de Kremerata Baltica avec Gidon Kremer pour un disque Searching for Beethoven, qui s’ouvre à la musique et à la voix d’outre-tombe de Léo Ferré, oui, oui, et à une œuvre de Giovanni Solima (*1962). Fort beau. Chez Alpha.

Notre label de la semaine ? C’est Dorian, un temps sorti des radars, et qui revient en numérique. Avec de grands disques de Jean Guillou et tant d’autres beaux enregistrements à redécouvrir.

Une récente Tribune des Critiques sur France Musique a permis d’écouter une interprétation “live” de la Sonate de Zoltán Kodály par Pierre Fournier, peu conforme à l’idée que l’on se fait du violoncelliste. Elle est indisponible en numérique, mais nous en avons retrouvé une autre, à Salzbourg, à une année d’écart.

On termine par le non-coffret numérique Pierre Barbizet que Warner Classics a publié . Un coffret de 14 CD issus du legs EMI et Erato. On en parle parce que ce coffret n’est pas disponible en numérique comme un tout, mais album par album, avec les pochettes originales. C’est éparpillé, mais heureusement COUACS est là pour tout remettre en ordre.

Hélas, il n’y aura pas de Tableau d’Horreur cette semaine, aucun des disques pressentis n’ayant passé la barre plaçée très haut la semaine dernière.

LES DISQUES DE LA SEMAINE

La revue des podcasts classiques

Publié le mardi 24 novembre 2020

Chaque semaine le mardi matin, COUACS mettra en ligne une sélection de podcasts en français consacrés à la musique classique (et même au-delà du classique, et même dans d’autres langues si l’intérêt le commande), pêchés un peu partout. Il règne parfois du désordre dans la manière dont ces archives sont accessibles en podcasts, et sur la politique de restrictions que les éditeurs de podcasts, y-compris Radio-France, imposent à certains agrégateurs et pas à d’autres. Nous ferons de notre mieux pour vous y donner accès facilement.

Au sommaire de cette semaine il y a :

  • Une émission remarquable de Claude Samuel en 1963 avec des interviews de Samson François et Rostropovitch.

  • Le cinéaste Jean Grémillon et la musique : le témoignage de son amie Irène Joachim.

  • Christophe Huss, émigré au Québec : le journaliste et critique musical, jadis rédacteur en chef de Répertoire des Disques Compacts, raconte son itinéraire au micro de Joël Le Bigot sur Radio-Canada.

  • Une évocation de l’étonnant André Popp, père de Piccolo Saxo, de l’indicatif des Chiffres et des lettres ou des Maîtres du mystère, et tant d’autres musiques étonnantes.

  • Tout savoir sur le fado, oui ! Mais le fado de Coimpra

LES PODCASTS DE LA SEMAINE

Les vidéos de la semaine

Publié le 28 novembre 2020

Nous rendons hommage cette semaine à Christopher Nupen, qui est l’un des plus grands cinéastes de la musique au XXe siècle. J’ai découvert récemment que Christopher Nupen avait mis pas mal de films de son catalogue en intégralité sur Youtube. Il faut subir des publicités de temps en temps, mais pour le reste, c’est simplement génial.

Un film a rendu Nupen célèbre : c’est, en 1969, celui qu’il a consacré à La Truite de Schubert à l’occasion d’un concert donné à Londres par Barenboïm, Perlman, Zukerman, du Pré et Mehta (et le chef Lawrence Foster qui tourne les pages de Barenboïm). La merveilleuse camaraderie, l’irrésistible drôlerie de ces jeunes gens super, ultra-doués est inoubliable, elle crevait l’écran.
J’ai fait une petite sélection des films de Nupen avec les liens pour les regarder.
On en signalera d’autres, une autre fois.

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