Les injustices du Music Business, selon Arte

Le 24 avril ARTE dans son émission Tracks revenait sur la question du partage de la valeur sur les services de streaming.

L’émission commence assez mal, avec l’éloge de Spotify et la poudre aux yeux éternelle de Deezer, mais finit un peu mieux, en particulier avec ce que dit Mat Dryhurst qui est frappé au coin du bons sens : s’il y a divergence entre ce qu'on veut vendre et ce que veut vendre la plateforme qui est sensée vous vendre, il n'est pas étonnant qu’on ne touche rien sur ce qu’elle ne vendra presque pas !

S‘agissant de l’artiste Balbina à qui on donne la parole longuement, j’ai eu la curiosité de me renseigner un peu. Ses albums sont commercialisés par et selon les conditions commerciales standard de deux majors, lesquelles tiennent toutes les clés du problème de la rémunération des artistes, et sont en position, elles seules à ce stade, de faire évoluer les choses.

Plutôt que lancer des invocations, elle ferait bien, Balbina, de comprendre qu’elle a signé pour ce système qu’elle dénonce, et choisir un autre distributeur pour sa musique, ou œuvrer à faire triompher son point de vue auprès de sa propre maison de disques !

La question est là : tout le monde gémit mais tout le monde accepte le modèle dominant, et, ce faisant, le conforte !


Pour le reste, COUACS a déjà publié plusieurs articles sur les problèmes de modèle économique du streaming. Voici quelques liens vers ces publications :