Charles-Valentin Alkan a enfin été reconnu à sa juste valeur depuis une quarantaine d’années grâce à de grands pianistes qui ont fait connaître son œuvre, Marc-André Hamelin en premier lieu. Passé à la postérité comme un redoutable virtuose, il était admiré par Liszt et fut le voisin immédiat de Chopin et George Sand au square d’Orléans à Paris. Juif érudit et misanthrope, l’homme fut un terreau fertile pour les légendes urbaines : on a, par exemple, souvent prétendu qu’il était mort écrasé par sa bibliothèque en tentant de saisir un exemplaire du Talmud. En tout cas, seules quatre personnes assistèrent aux funérailles de celui qui se déclarait « de jour en jour plus misanthrope et misogyne ».
L’orgue et surtout le piano-pédalier ont tenu une place majeure dans sa production. Pour l’orgue, il n’était pas un simple amateur, ayant remporté le premier prix au Conservatoire de Paris et ayant été nommé, en 1851, titulaire de l’orgue Cavaillé-Coll de…



